Dans les épisodes précédents:
- Quel avenir pour les blogs ? : Introduction
- 1ère partie: l’ultra spécialisation des blogueurs
NB : les prochaines parties seront publiées à compter de la semaine prochaine, au rythme de une par semaine (le temps de les rédiger
)
Darwinisme 2.0
Etre visible ou mourir… Le manque de fréquentation peut-il réellement nuire à la survie d’un blog ? Fin 2006, l’institut Gartner se transformait, le temps d’une étude, en Madame Soleil, prédisant une année record pour les blogs en 2007… et vraisemblablement la dernière. Parmi les 100 millions de blogs estimés - les derniers données de Technorati avancent le nombre de 112 millions – moins d’un sur six franchirait le cap des 3 mois, faute de mises à jour régulières. Cette durée de vie se raccourcirait d’ailleurs au fil des mois.
Nous avons déjà évoqué les raisons de cet abandon massif des blogs : le manque de temps (écrire c’est bien, encore faut-il écrire quelque chose susceptible d’intéresser les lecteurs), le nombre toujours plus importants de blogueurs sur une même thématique ne permettant qu’aux plus visibles de s’épanouir sur la toile. Car finalement, alors que l’on nous a vanté au cours de ces quatre dernières que le Web 2.0 permettait à chacun de devenir son propre media de communication nous devons aujourd’hui faire face à une véritable cacophonie virtuelle. Tout le monde parle, en même temps, sur des sujets de plus en plus variés et de plus en plus rapidement. L’enjeu pour un internaute n’est plus tant de trouver une information que LA bonne information, la plus pertinente, celle qui fera donc office de référence.
Dès lors, survivre dans une des innombrables blogosphères implique donc d’avoir une audience, des lecteurs qui vous poussent et vous encoragent à vous exprimer, ce qui implique de bénéficier d’un fort trafic et, par extension, de jouir d’une bonne visibilité (auprès d’autres blogs de sa communauté, des moteurs de recherche, des media traditionnels, etc.).
Tout l’enjeu pour un blogueur est donc d’obtenir cette visibilité, faire sa place au soleil mais aussi, et surtout, de la maintenir au fil des semaines, des mois voire des années pour les plus courageux. Ce que vous avez mis tant de temps à construire peut être remis en cause en l’espace de quelques semaines à cause de l’émergence d’un nouveau blog ou, le plus souvent, faute de temps. Nous y revenons toujours : le temps. A moins de vivre de son blog (un privilège qui, quoi que l’on en dise, est réservé à une infime minorité de passionnés) vous n’aurez jamais le temps de rédiger ou commenter sur tous les sujets qui vous tiennent à cœur. Pire, personne n’est à l’abri d’une nouvelle petite amie, d’un nouveau métier, d’un mariage ou d’une promotion qui remettra en cause votre habitude de bloggeur.
Dès lors une forme de darwinisme s’impose au Web : les plus faibles disparaissent, les plus forts survivent et d’autres, décident de se rassembler pour continuer l’aventure. C’est ainsi que naissent les « blogs collaboratifs »
L’union fait la force ?
Pour autant, un blog collaboratif n’est pas une mince affaire. Il nécessite une bonne compréhension de son ou ses alter ego, un contact régulier, une confiance relative (non, tu ne censureras pas ma note « Pourquoi Apple va tuer Microsoft ») et, surtout, une organisation plus rigoureuse qu’un simple blog personnel (nous y reviendrons).
Ces problèmes surmontés, l’idée de rédiger un blog à plusieurs mains a de quoi séduire : mises à jour plus fréquentes et/ou plus régulières, multiplication des points de vue et/ou élargissement de la ligne éditorial ou encore optimisation de la fréquentation si les deux auteurs ont décidé de fusionner leurs blogs.
Il suffit d’ailleurs de parcourir quelques uns des blogs les plus populaires pour se rendre compte que nombre d’entre eux sont rédigés par plusieurs auteurs : Engadget, Techcrunch, Gizmodo ou encore The Huffington Post trustent les quatre premières places du célèbre (mais néanmoins controversé) Top 100 mondial de Technorati.
En France, même si le phénomène est pour l’instant moins visible, nous pouvons citer Génération MP3 (qui présente en plus la particularité de regrouper plusieurs blogs collaboratifs au sein d’un même portail), Le journal du Geek, Culture-Buzz ou encore Fubiz qui figurent parmi les blogs francophones les plus fréquentés.
Pour Versac, auteur de Versac.net, « le blog est un outil journalistiquement intéressant pour une rédaction classique quand il s’agit de créer des blogs collectifs pour des occasions précises : élections, événements sportifs ou autres… Car là, il y a souvent de la matière qui n’est pas utilisée et qui reste sur le carreau. C’est une manière de croiser aussi les points de vue quand toute une rédaction joue le jeu. »
Toutefois, la collaboration n’est pas réservée aux seuls blogueurs. Les lecteurs sont également de plus en plus sollicités afin de faire vivre leur media. Le courrier des lecteurs version 2.0 s’appelle désormais User Generated Content : donnons la parole à ceux qui ne l’ont pas. Un bon moyen de générer du contenu en parallèle des traditionnelles notes. Versac estime d’ailleurs que vu « l’architecture des sites comme rue89, Lepost ou 20 Minutes [..] on comprend que ces derniers préfèrent mettre en avant les contributions des lecteurs par le biais des blogs, chats, débats, commentaires et même articles, car les plus contributifs sont avant tout nourris par les internautes eux-mêmes. Et se revendiquent sites d’informations. C’est une tendance lourde d’internet à l’heure actuelle. »
Le collaboratif tendance lourde d’Internet ? Voilà qui réjouira les évangélistes de la première heure ! Sauf que cette nouvelle ère, qui représente selon moi un signe indéniable de maturité, n’est pas sans conséquence sur l’esprit même des blogs. La co-création de contenu implique un minimum de rigueur et d’organisation. Tu veux jouer dans la cour des grands ? Comportes toi donc comme tel ! Et finalement, un peu comme les radios libres dans les années 80, les blogs sont contraints à se professionnaliser pour survivre, laissant ainsi l’impression latente d’une « normalisation du web » comme l’ont très justement souligné Emmanuel et François… sur leur blog collaboratif !


Je découvre ce billet ainsi que le précédent et je vais commenter les deux en même temps.
Je trouve que vous orientez trop votre discours autour des performances d’audience. Quelques passages que j’ai noté :
« Bloguer nécessite une certaine implication personnelle. Il faut trouver des sujets intéressants, rédiger dessus de façon originale - tout du moins pertinente - se tenir informer des réactions/commentaires/critiques des autres blogueurs, être parmi le premier à réagir à un article ou une polémique que l’on voit émerger, bref être autant que possible à la pointe de « l’information ». »
« La seconde raison tient logiquement à ce que l’on pourrait qualifier de « concurrence éditoriale ». Un blogueur écrit pour être lu. Tout le monde est passé par là, il n’y a rien de plus déprimant que de constater que sa note (rédigée avec fougue et passion) durant près d’une heure n’a été lue que par 3 personnes dans la journée. »
« Au-delà de l’intérêt que leur porte le blogueur, ceux-ci doivent répondre à deux impératifs : intéresser les lecteurs (logique) et être suffisamment originaux pour susciter l’intérêt des autres blogueurs (afin qu’ils en assurent la promotion auprès de leurs propres lecteurs). »
« le nombre toujours plus importants de blogueurs sur une même thématique ne permettant qu’aux plus visibles de s’épanouir sur la toile »
« Dès lors, survivre dans une des innombrables blogosphères implique donc d’avoir une audience, »
« Tout l’enjeu pour un blogueur est donc d’obtenir cette visibilité, faire sa place au soleil mais aussi, et surtout, de la maintenir au fil des semaines, des mois voire des années pour les plus courageux. »
« Dès lors une forme de darwinisme s’impose au Web : les plus faibles disparaissent, les plus forts survivent »
Il ne faut pas oublier qu’il n’y a pas que des blogueurs très lus ou qui cherchent à être très lus. Beaucoup de blogueurs (95 % ?), dont on entend jamais parler, se contentent de quelques amis, de quelques billets par ci par là, et n’ont pas l’intention de devenir des stars du milieu. Je trouve que vous faites un peu l’amalgame entre la blogosphère (le monde des blogs) et les blogs populaires (qui d’ailleurs ne cherchent pas tous à être très lus : certains arrêtent même de bloguer alors qu’ils sont très lus). Certes on écrit pour être lu, mais pas forcément par tout le monde.
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« Si tant est qu’elle ait existé, la blogosphère française vu comme un ensemble compact et homogène de blogs francophones a donc littéralement implosé pour se fragmenter en une multitude de blogosphères centrées autour de thématiques précises. »
Il me semble effectivement que cette blogosphère là, aussi compacte et monolithique que la Pangée, n’a jamais existé (ou alors quelques semaines et je n’ai pas eu le temps de la constater) : il y a toujours eu des blogs à forte thématique. La spécialisation des blogs n’est pas un phénomène qui est apparu sur le tard mais un phénomène propre à n’importe quel support d’expression, le blog en est un parmi tant d’autres. Après, le nombre de micro-thématiques et de blogs par thématique augmente peut-être tout simplement avec le nombre de bogueurs. Mais ceux qui cherchent à bloguer dans une thématique « inédite » juste pour faire du chiffre sont à mon avis peu nombreux par rapport à la totalité des blogueurs, fort heureusement. Idem pour les blogs collectifs : perso, j’ai posté mon premier billet en 2002 sur le blog collectif de Parktica.net, suivais le blog collectif de typographe.com depuis 2003, etc. Il me semble qu’on parle de plus en plus des blogs collectifs justement parce que ce sont ceux qui font le plus de chiffre, mais il y en a toujours eu.
« Le collaboratif tendance lourde d’Internet ? Voilà qui réjouira les évangélistes de la première heure ! Sauf que cette nouvelle ère (…) »
Le collaboratif, une nouvelle ère ? Et les forums, les mailing listes, etc. qui existaient bien avant les blogs ? Au contraire, la tendance confirmée par la multiplicité des blogs réside peut être plus dans une volonté d’expression personnelle (sur un thème ou sur soit même). Sur l’ensemble des blogs publiés (pas seulement le top 100), les blogs collectifs représentent quel pourcentage par rapport aux blogs perso ? 1 % ? Peut-on parler de tendance en passant de 0,9 à 1 %
Encore une fois, vous ne semblez juger que par rapport aux blogs à forte audience ou popularité.
Sinon, je suis d’accord avec vous sur les difficultés des lecteurs à se repérer dans le monde des blogs, à identifier les diverses thématiques ainsi que les grands carrefours de discussions. Désolé pour toutes mes remarques et avis pero, en espérant n’ayant pas écrit trop de bêtise
Ok, mon précédent commentaire est long mais les 3/4 du texte ne sont que citations
Bon, mes remarques sont peut être un peu « dures », mais disons pour résumer ma pensée en une phrase qu’il me semble que vous parlez plus de l’avenir des blogs qui cherchent à être très lus que de l’avenir des blogs tout court.
Bonjour,
Je vous rassure tout de suite, je ne trouve pas vos remarques dures et vos propos n’ont rien d’idiots, bien au contraire.
En fait, et peut être ne l’ai-je pas clairement exprimé, cette réflexion part sur une hypothèse de base que vous avez très bien comprise : la vocation première et fondamentale d’un blog est d’être lu. Le lectorat est non seulement un but mais également un moyen. C’est une formidable source de motivation pour un blogueur qui, à ses yeux, peut légitimer le temps passé à formaliser puis rédiger son opinion sur un sujet donné. Cette source n’est toutefois pas constante et est amené à décliner au fil du temps. Il est évident qu’un blogueur qui officie depuis 5 ans et qui sait qu’il est lu par 1000 personnes par jour n’y trouvera pas la même source de motivation qu’un jeune auteur qui vient de franchir la barre des 10 lecteurs journaliers. Elle joue toutefois à mes yeux un rôle non négligeable conférant au blog des droits (liberté d’expression, prises de positions, légitimité relative au sujet abordé) mais également des devoirs (respect des lecteurs et de la ligne éditoriale, obligation de réflexion au delà du simple relais d’information, etc.)
Je vous l’accorde, la thématisation des blogs n’a rien de nouveau. Ce qui, selon moi, a évolué c’est que l’ère du «journal d’un blogueur influent » détaillant en large et en travers, sans réelle cohérence, la vie quotidienne et coups de gueule de notre blogueur, est aujourd’hui révolue. La nécessité de définir clairement sa ligne éditoriale est aujourd’hui primordiale. Selon moi, nous sommes passés d’une simple thématisation des blogs (droit, High tech ou cinéma par exempel) à une ultra spécialisation (droit administratif des collectivités territoriales, gadgets en provenance du japon ou encore cinéma japonais des années 50). La multiplication des communautés, et donc des acteurs, a donné naissance à des sous communautés de blogs de plus en spécialisés.
« ceux qui cherchent à bloguer dans une thématique « inédite » juste pour faire du chiffre sont à mon avis peu nombreux par rapport à la totalité des blogueurs, ».
Si l’on part du postulat du base qui consiste à dire qu’un blog à pour vocation d’être lu, pourquoi un jeune blogueur irait-il démarrer un blog sur les services web 2.0 s’il sait pertinemment qu’il n’arrivera jamais à véritablement s’épanouir à côté d’un Mashable ou d’un Fred Cavazza qui préemptent non seulement une grande partie des membres de cette communauté thématique mais également les sources d’informations (invitations à tester le service, sollicitations de nouvelles sociétés, présentation en avant premières, etc.) ?
De plus, vu le nombre exponentiel de sources d’information et d’opinion sur des sujets, les lecteurs de blogs (qui ne sont pas si nombreux) préféreront sans doute se focaliser et participer sur les blogs de référence plutôt que de consulter ceux en « périphérie ». Dans cette optique, un jeune blogueur peut être amené à définir une ligne éditoriale décalée, voire plus spécialisée afin, justement de se démarquer et avoir une chance de gagner son public.
« Le collaboratif, une nouvelle ère ? Et les forums, les mailing listes, etc. qui existaient bien avant les blogs ? »
Vous prêchez un converti là ! Je me souviens encore de ma première incursion dans le collaboratif en 2001 avec Media-Video… L’idée sous jacente - au delà de critiquer les évangélistes qui ont vu dans le phénomène blog une révolution alors qu’il ne s’agit que d’une simple évolution – est d’esquisser ce que sera le media blog dans les prochaines années. Je vous l’accorde, ils ne sont pas encore majoritaires (du moins en Europe) mais cela ne m’étonnerait pas qu’ils prennent une place de plus en plus importante. Faute de temps, je ne peux malheureusement pas étudier un vaste échantillon de blogs et il est vrai que cette petite réflexion personnelle peut parfois donner l’impression de ne se focaliser que sur la face visible de l’iceberg (les blogs les plus populaires).
C’est d’ailleurs pour cette raison que je me suis décidé à la partager sur le blog et que je suis ravi de pouvoir débattre de ce sujet avec vous
Disons qu’un blog peut parfaitement tenir sur la durée et dans le plaisir tout en étant peu lu, c’est surtout sur ce point que je ne suis pas d’accord avec vous. Il m’arrive souvent d’écrire de longs mails juste pour être lu par une personne ! Quand j’étais plus jeune, j’ai même noirci des milliers de pages pour n’être lu… par personne, même pas par moi
Je comprends bien votre postulat de départ mais il y a quand même un monde entre « la vocation première et fondamentale d’un blog est d’être lu » et « une forme de darwinisme s’impose au Web : les plus faibles disparaissent, les plus forts survivent », non
(entre autres extraits que j’ai cité dans mon précédent commentaire).
Le principe même de la longue traîne : parmi les blogs actifs, il ne doit y avoir qu’un millier de blogs francophones très lus (et encore, le « très lu » des blogs est à relativiser avec les autres médias…) et des centaines de milliers de blogs, spécialisés ou pas, qui le sont moins et qui s’en portent très bien. Je ne vais pas citer d’exemples personnels, de blogs d’amis ou de membres de ma famille, mais nous connaissons tous des blogs pépères qui évoluent en toute sympathie depuis des années, loin des histoires de classements et des grands flux de lecteurs, avec pour seule motivation de garder le contact avec les proches, d’écrire parce que ça leur fait du bien, ou même de parler d’une passion ou d’un sujet qui n’intéresse que très peu de monde. Et ces blogs là, même si « on ne les entend pas », représentent la très grande majorité de la blogosphère.
Merci.
Mais l’idée d’être potentiellement lu n’est-elle pas séduisante également ?
Excellent.
Que tu réfutes le principal argument que l’on pourrait t’opposer dans les commentaires est fin.
Mais ça n’empêchera pas quelques sacripants de mon espèce de tourner autour de la bête quand même. Chuis un blogger, chuis donc incontrôlable et hyper-dangereux.
D’accord pour dire qu’un blog est fait pour être lu. Par son auteur au minimum, ça peut ne pas lui faire de mal de relire ces vieux billets parfois.
J’aime bien cette idée pour ma part, et, globalement, elle me suffit (ça tombe d’ailleurs très bien, vu mon audience faible, mais de qualité). L’effet de surprise du commentaire inopiné, quelle drogue !
Ce qui va être compliqué pour toi, dans les propositions que tu vas faire (et celles que tu fais déjà), c’est que parfois ton blog pourrait être un contre-exemple.
Par exemple, tu blogues sur un sujet qui n’est pas le moins représenté dans la blogosphère (c’est le moins que l’on puisse dire), et parfois (mais pas systématiquement) sur des sujets à chaud, traités par d’autres à peu près simultanément.
Malgré ce qui constituerait donc des handicaps d’après toi dans le texte supra, ta voie reste singulière et tu as ton audience (espèce d’influenceur va, qu’je rajoute). Tu réussis à proposer un contenu spécifique. Avec une fréquence qui t’es propre (bon, je comprends que si tu avais moins de boulot, tu mettrais plus de billets sans doute, mais faut bien manger aussi).
Et les lecteurs sont toujours là.
Et pis toi aussi.
Crotte.
(de la réflexivité des blogs)
Off : marrant, lorsque j’ai laissé mon commentaire, ceux de oui-non n’apparaissaient pas. Seul le tien figurait. D’où mon “que tu réfutes …”.
Bravo pour cette série de billets. C’est toujours sympa de lire un blog qui parle des blogs (voilà une ligne éditoriale tiens !)
Sur le fond, j’ai tendance à rejoindre Ouinon sur le fait qu’il y a un monde entre l’idée qu’un blog doit être “lu” et le darwinisme évoqué. Je pense qu’en effet nombre de blogs vivent très bien dans leur “micro-microcosme” (allez je me lance : leur nanocosme) à l’ombre des grands animaux que seraient les blogueurs à forte audience.
Bonjour Laurent. C’est également toujours sympa de lire les commentaires des lecteurs ;). Effectivement on peut considérer qu’il y a un monde entre la vocation d’un blog et le darwinisme (terme volontairement choc
) évoqué. J’éprouve toutefois le sentiment (qui est peut être erroné, je ne prétends pas détenir toutes les clés de compréhension) que sur le long terme - entendez par là 1 à 2 ans dans le monde du Web
- cette question de l’audience, mais également du temps nécessaire au blogging (d’où la montée des blogs collaboratifs), ont un rôle prépondérant dans la décision d’arrêter un blog.
Maintenant, je vous l’accorde, pour que cette analyse soit vraiment complète il faudrait l’affiner en prenant en compte les “nanocosmes” qui gravitent en périphérie…
Passionnant ce billet, surtout avec le recul. A très bientôt.